Les procès sont des désaccords soumis à un tribunal, il existe deux grands procès réalisé après la 2ème guerre mondiale:

- Le procès de Nuremberg

- Le procès de Tokyo

Ces procès ont eu pour but de juger les grands criminels de guerre.


Par Cerra Stephan ,Tang David ,Yalcin Sevket
La création du Tribunal de Nuremberg

  # Dès le 17 avril 1940, les gouvernements français, polonais (en exil) et anglais dénoncent «  la persécution des Polonais, le traitement atroce infligé à la communauté juive en Pologne ».
  # Le 25 octobre 1941, Winston Churchill, premier ministre anglais, évoque , « parmi les buts majeurs de la guerre » le châtiment des crimes commis dans les pays occupés par l'Allemagne.
  # La déclaration de Saint James (13 janvier 1942) est signée par les dirigeants des pays occupés et des gouvernements en exil à Londres, dont de Gaulle. les signataires « placent parmi leurs principaux buts de guerre le châtiment par le moyen de la justice organisée des responsables de ces crimes »
  # La déclaration de Moscou (30 octobre 1943) signée de Churchill, Staline et Roosevelt précise les choses :

La Conférence de Postdam (août 1945) explique dans un communiqué final que « Les trois gouvernements ont réaffirmé leur intention de juger rapidement les grands criminels de guerre dont les crimes n'ont pas de localisation géographique. »

Le choix du lieu

    * Les Alliés choisissent Nuremberg, car la ville a été un haut lieu du nazisme.
    * C'est là que se réunissaient les Congrès du Parti nazi.
    * C'est là que, dans de grandes mises en scène, les nazis paradaient dans le stade (voir photo ci dessous).
    * C'est là que furent annoncées les lois racistes de 1935 appelées "Lois de Nuremberg".
    * Par ailleurs, la ville avait conservé des locaux suffisamment en bon état pour permettre l'organisation du procès.

Le Tribunal de Nuremberg a été créé le 8 août 1945 par l'Accord quadripartite de Londres (Royaume-Uni, URSS, Etats-Unis et France).

Le Tribunal de Nuremberg se réunit de novembre 1945 à octobre 1946.
Par Cerra Stephan ,Tang David ,Yalcin Sevket
24 personnalités nazies sont jugées. Ces hommes sont accusés de :

    * « crimes contre la paix », c'est-à-dire d'avoir décidé, préparé, organisé la guerre,
    * « crimes de guerre », c'est-à-dire d'avoir violé les règles de la guerre, en exécutant des prisonniers de guerre, par exemple, en ne respectant pas les Conventions de Genève,
    * « crimes contre l'humanité », c'est-à-dire d'avoir organisé la déportation et le massacre systématique de populations désarmées, en particulier dans les camps de concentration et d'extermination. (Voir la page sur la définition du crime contre l'humanité )


Au cours de ce procès, 4 organisations sont déclarées criminelles. Il s'agit des organisations suivantes  :

    * le NSDAP (le parti nazi)
    * la S.S.
    * le S.D. (Service de Sécurité)
    * la Gestapo (Police politique).



 Composition du tribunal

Les juges, suppléants et procureurs font partie des quatre puissances alliées:

    * Geoffrey Lawrence (juge britannique et président)
    * Norman Birkett (juge britannique suppléant), juge à la Haute Cour d'Angleterre
    * Francis Biddle (juge américain), attorney general des États-Unis
    * John Parker (juge américain suppléant), président de la Cour d'appel de Caroline du Nord
    * Henri Donnedieu de Vabres (juge français), professeur de droit criminel à l'Université de Paris
    * Robert Falco (juge français suppléant), conseiller à la Cour de Paris
    * Major-Général Iona Nikitchenko (juge soviétique), ancien vice-président de la Cour suprême de l'URSS
    * Lieutenant-colonel Alexander Volchkov (juge soviétique suppléant), de l'armée de l'URSS, professeur de droit pénal à Moscou

Le procureur américain est Robert Jackson, le procureur britannique est Hartley Shawcross. Quant au procureur soviétique, c'est le Lieutenant-Général Rudenko.

Au début, le procureur français était François de Menthon. Mais le général de Gaulle nomma Auguste Champetier de Ribes, délégué du gouvernement provisoire au procès de Nuremberg. Celui-ci y soutint l'accusation pour le compte des pays occupés à l'Ouest : la France, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Danemark et la Norvège.
Par Cerra Stephan ,Tang David ,Yalcin Sevket
Martin Bormann : Chef de la chancellerie du parti nazi et secrétaire particulier d'Hitler.Jugé par contumace. Il a été prouvé plus tard qu'il avait déjà été tué, à la fin de la bataille de Berlin.Verdict : Mort par pendaison

Karl Dönitz : Chef de la Kriegsmarine à partir de 1943.    Initiateur de la campagne des U-boot et successeur désigné d'Hitler (dirigeant du Troisième Reich entre le 1er et le 8 mai 1945). Reconnu coupable d'avoir fait couler des bateaux de commerce sans sommation en violation du droit international, son avocat réussit à atténuer sa peine en prouvant que les Américains faisaient de même dans le Pacifique avec les bateaux japonais.Verdict : 10 ans d'emprisonnement.

Hans Frank : Gouverneur général de la Pologne.Avocat d'Hitler, président de l'Académie de droit allemand entre 1934 et 1941. Repenti, le psychiatre de la prison nota qu'il était résigné et qu'il monta les marches de l'échafaud hâtivement contrairement aux autres condamné.Verdict : Mort par pendaison

Wilhelm Frick : Ministre de l'Intérieur et protecteur de Bohême-Moravie.Auteur des lois antisémites de Nuremberg en 1935. Il est le seul prisonnier à refuser de monter sur l'échafaud, affolé, il fut prit en main par les gardes.Verdict : Mort par pendaison

Hans Fritzsche : Responsable de la presse et de la radio au ministère de la propagande.Poursuivi à la place de Joseph Goebbels. Jugé plus tard par un tribunal allemand de dénazification, il fut libéré en 1950.Verdict : Acquitté

Walther Funk :     Ministre de l'Économie et président de la Reichsbank.Successeur de Schacht. Il a reçu de l'or de la part des SS commandant les camps de concentration. Libéré pour cause de santé le 16 mai 1957.Verdict : Emprisonnement à perpétuité

Hermann Göring : Commissaire à l'aviation, commandant de la Luftwaffe et ministre de l'Intérieur de Prusse, numéro 2 du régime.Apparait considérablement amaigri devant le tribunal. Morphinomane, il a subi une cure de désintoxication. Accusé le plus populaire parmi les gardes américains et le plus influent parmi ses co-accusés. S'est suicidé la veille de son exécution avec une capsule de cyanure.Verdict : Mort par pendaison

Rudolf Hess : Dauphin proclamé d'Hitler et membre du Conseil de la défense du Reich.Il fut capturé lorsqu'il atterrit mystérieusement en Écosse, seul aux commandes de son avion en 1941. Prétendit être amnésique, il fut diagnostiqué comme une « personnalité hystérique ». Il se donna la mort dans sa cellule de la prison de Spandau, le 17 août 1987.Verdict : Emprisonnement à perpétuité

Alfred Jodl : Chef du bureau des opérations du commandement suprême de la Wehrmacht.Acquitté à titre posthume de toutes les charges par un tribunal allemand de dénazification en 1953. Sa condamnation à mort fut la seule qui surprit la presse parmi les autres accusés.Verdict : Mort par pendaison.

Ernst Kaltenbrunner : Chef de l'Office suprême de sécurité du Reich.Autrichien. Le plus haut chef SS survivant, successeur de Reinhard Heydrich (assassiné en 1942) comme responsable (1943-1945) de la RSHA (Reichssicherheitshauptamt), dont faisait partie la Gestapo. Le camp de Mauthausen avait été mis en fonctionnement pendant qu'il était responsable SS pour une large partie de l'Autriche. Ses visites à Mauthausen ont été démontrées par les photos que le témoin Boix (appelé par l'accusation française) a montré au cours de sa déclaration. Juste avant d'être pendu, il déclara avoir fait son devoir et ne pas avoir commis de crime.Verdict : Mort par pendaison

Wilhelm Keitel : Chef de l'Oberkommando der Wehrmacht (état-major général de la Wehrmacht).A reconnu l'exécution massive de prisonniers soviétiques par la Wehrmacht. Lors de son exécution, il s'est écrié : « Vive l'Allemagne ».Verdict : Mort par pendaison

Gustav Krupp von Bohlen und Halbach : Dirigeant du groupe Krupp Ag.Considéré comme médicalement inapte, il a échappé au procès.

Robert Ley : Dirigeant du Front allemand du travail.Se suicide avant le procès, le 25 octobre 1945.

Konstantin von Neurath : Ministre des Affaires Étrangères et protecteur de Bohème-Moravie.Libéré pour raison de santé le 6 novembre 1954.Verdict : 15 ans.

Franz von Papen : Ancien chancelier de la République de Weimar, ambassadeur en Turquie pendant la guerre.A aidé, parmi d'autres, Hitler à arriver au pouvoir. Condamné en 1947 par un tribunal allemand de dénazification à une peine de huit ans, il en purgea deux.Verdict : Acquitté

Erich Raeder :     Chef de la Kriegsmarine jusqu'en 1943.Responsable de la guerre sous-marine à outrance et de l'exécution de commandos alliés. Ne voulant pas passer le reste de sa vie en prison, il demanda à être condamné à mort lui aussi, sa demande fut refusée. Libéré pour raison de santé le 26 septembre 1955.Verdict : Emprisonnement à perpétuité.

Joachim von Ribbentrop : Ministre des Affaires Étrangères.A signé le Pacte de non-agression avec l'URSS en 1939. Il a participé aux plans d'agression de la Tchécoslovaquie, de la Pologne et de l'URSS. Avant de passer sur l'échafaud, il déclara : "Que Dieu protège l'Allemagne".Verdict : Mort par pendaison.

Alfred Rosenberg : Ministre des Territoires de l'Est.Idéologue et théoricien nazi.Verdict : Mort par pendaison.

Fritz Sauckel : Plénipotentiaire général pour l'emploi de la main d'œuvre (responsable du STO).A fait transférer près de cinq millions de travailleurs forcés en Allemagne. À l'annonce du verdict le condamnant à mort, il crut à une erreur et refusa de croire à son exécution, sur l'échafaud il déclara être innocent.Verdict : Mort par pendaison.

Hjalmar Schacht : Ministre de l'Économie jusqu'en 1937 et président de la Reichsbank jusqu'en 1939.Banquier, a contribué au redressement économique de l'Allemagne, puis en disgrâce, a fini la guerre dans un camp de concentration. Considéré comme le plus intelligent des accusés (meilleurs résultats aux tests de QI du psychologue de la prison). Condamné par la suite à huit ans de prison par un tribunal allemand, il fut libéré en 1948.Verdict : Acquitté.

Baldur von Schirach :     Chef de la Jeunesse hitlérienne et Gauleiter de Vienne.    Repenti. Responsable de la déportation de Juifs autrichiens en Pologne.Verdict : 20 ans.

Arthur Seyß-Inquart : Ministre de l'Intérieur de la République autrichienne en 1938 et Commissaire du Reich pour les Pays-Bas.Chef du parti nazi en Autriche, a favorisé l'Anschluss en 1938. Responsable de la déportation des juifs hollandais. Dernier des accusés à être pendus, il déclara sur l'échafaud qu'il espérait que sa mort serait le dernier acte de la seconde guerre mondiale.Verdict : Mort par pendaison.

Albert Speer : Ministre de l'armement.    Architecte d'Hitler, il l'aurait empêché de mener à bien ses projets de destruction complète de l'Allemagne devant l'avancée des Alliés en 1945. Responsable de l'exploitation de la main d'œuvre de camps de concentration en tant que ministre de l'Armement.Repenti.Verdict : 20 ans.

Julius Streicher : Directeur du journal antisémite Der Stürmer et Gauleiter de Franconie.A organisé un boycott des commerçants juifs en 1933 et appelé à l'extermination des juifs. Considéré comme le moins intelligent des accusés (plus mauvais résultats aux tests de QI du psychologue de la prison). Il était profondément méprisé par ses co-accusés. Persuadé que le tribunal était composé uniquement de juifs et que le verdict avait été décidé bien avant le procès il fit sensation lors de sa pendaison en invectivant les personnes présentes, leur promettant qu'ils seraient pendus par les communistes et conclut par "Heil Hitler".Verdict : Mort par pendaison.

Les potences des condamnés furent préparées par l'ancien bourreau du Reich Reichhart. Elles furent dressées dans l'ancien gymnase du Palais de Justice de Nuremberg (qui fut détruit en 1987 lors de travaux de réfection). Cependant, ce fut l'exécuteur officiel de l'armée américaine le sergent-chef John C. Woods qui officia, assisté de son adjoint Joseph Malta.
Après les exécutions, le 16 octobre 1946, les corps des condamnés auraient été incinérés dans un crématorium à Munich, et les cendres dispersées dans un affluent de l'Isar, afin que les sépultures des condamnés ne deviennent pas un lieu de culte comme l'avait prédit Göring pendant le procès. Selon le docuemnt filmé de Henri de Turenne, "Le Procès de Nuremberg", les 11 corps des condamnés executés furent acheminés par le moyen de trois camions jusqu'au camps de Dachau où ils furent brûlés dans un des crématoires.
Ceux qui furent condamnés à l'emprisonnement purgèrent leurs peines à la prison de Spandau à Berlin.

Les procès de Nuremberg ont permis d'ouvrir la voie vers une juridiction internationale. Dans leur foulée furent notamment institués à quelques mois d'intervalles les procès de Tokyo, pour juger les criminels de guerre du régime shōwa, et la Cour pénale internationale qui siège désormais à La Haye.
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Le Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient (ou Tribunal de Tōkyō ou encore Tribunal militaire de Tōkyō), fut créé le 19 janvier 1946 pour juger les grands criminels de guerre japonais de la Seconde Guerre mondiale.
Conformément à la proclamation de Potsdam du 26 juillet 1945, le général Douglas MacArthur, en qualité de Commandant suprême des Puissances alliées en Extrême-Orient, créa le Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient le 19 janvier 1946.
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A l'occasion du Tribunal militaire international de Nuremberg, on avait classé les crimes en trois catégories :

    * Classe A : crimes contre la paix, visait uniquement les hautes sphères du pouvoir et ceux qui avaient planifié et dirigé la guerre.
    * Classe B : crimes de guerre.
    * Classe C : crimes contre l'humanité.

S'inspirant directement du procès de Nuremberg, le Tribunal de Tōkyō était destiné à juger les criminels de Classe A.

Ce tribunal était composé de onze juges, un pour chaque pays victorieux (États-Unis, Union Soviétique, Royaume-Uni, France, Pays-Bas, Chine, Australie, Nouvelle-Zélande, Canada, Inde, et Philippines):
Le président du Tribunal était l'Australien William Webb et l'Américain Joseph Keenan était le Procureur en chef.


Le Tribunal visait trois catégories de personnes différentes :

    * Les hauts responsables.
    * Les officiers militaires.
    * Les officiers de grades inférieurs.

Au final, sur 80 suspects de crimes de classe A, 28 personnes furent poursuivies (19 militaires et 9 civils) :

    * Quatre Premiers ministres : Kiichiro Hiranuma, Koki Hirota, Kuniaki Koiso, Hideki Tōjō
    * Trois ministres des Affaires étrangères : Yosuke Matsuoka, Mamoru Shigemitsu, Shigenori Togo
    * Quatre ministres de la Guerre : Sadao Araki, Shunroku Hata, Seishiro Itagaki, Jiro Minami
    * Deux ministres de la Marine : Osami Nagano, Shigetaro Shimada
    * Six généraux : Kenji Doihara, Heitaro Kimura, Iwane Matsui, Akira Muto, Kenryo Sato, Yoshijiro Umezu
    * Deux ambassadeurs : Hiroshi Oshima, Toshio Shiratori
    * Trois hommes d'affaires ou trafiquants de drogue : Naoki Hoshino, Okinori Kaya, Teiichi Suzuki
    * Le garde des sceaux : Koichi Kido
    * Le théoricien radical : Shumei Okawa
    * Un amiral : Takasumi Oka
    * Un colonel : Kingoro Hashimoto


Plusieurs personnes ne comparurent pas devant le tribunal, en raison de leurs appuis ou des informations qu'ils détenaient.

En raison d'un pacte de collaboration conclu entre MacArthur et l'empereur Hirohito, voici les personnes qui n'ont pas comparu :

    * Shōwa lui-même (Hirohito), qui conserva son poste en dépit de nombreuses pressions d'abdication provenant même de membres de sa famille.
    * Les membres de la famille impériale impliqués dans la commission de crimes de guerre ou dans la conduite des opérations militaires comme les frères de l'empereur, Yasuhito Chichibu, maître d'œuvre de l'opération Lys d'or, et Nobuhito Takamatsu ou encore des parents plus éloignés comme le prince Hiroyasu Fushimi, le prince Naruhiko Higashikuni, le prince Yasuhiko Asaka, instigateur du massacre de Nankin, et le prince Tsuneyoshi Takeda.
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Durant le procès, Matsuoka Yosuke et Nagano Osami moururent de causes naturelles, Okawa Shumei fut interné pour troubles mentaux. C'est pour cette raison que le verdict rendu le 12 novembre 1948 ne concerna que 25 accusés sur les 28.

Sept Japonais furent condamnés à la peine de mort par pendaison le 23 décembre 1948 :

    * Kenji Doihara
    * Koki Hirota
    * Heitaro Kimura
    * Seishiro Itagaki
    * Iwane Matsui
    * Akira Muto
    * Hideki Tōjō

Tous les autres prévenus furent condamnés à des peines d'emprisonnement de 7 ans, 20 ans ou à perpétuité. Kuniaki Koiso, Toshio Shiratori, Yoshijiro Umezu et Shigenori Togo moururent en prison durant leur peine. Certains criminels occupèrent plus tard des postes très importants dans l'administration japonaise, comme Mamoru Shigemitsu qui fut ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Ichirō Hatoyama en 1954.

À compter de 1954, les condamnés survivants encore en prison furent libérés sur parole (ou pour raison de santé) par le nouveau Parti libéral démocrate et le retour au pouvoir d'anciennes personnalités influentes du régime shôwa comme Ichiro Hatoyama et Nobusuke Kishi. Ces libérations anticipées (ainsi que les cas non traités, comme la responsabilité de Hirohito) furent le reflet de la politique ambiguë des États-Unis vis-à-vis du Japon. La guerre froide battant son plein (avec la guerre de Corée), il fallait faire du Japon un pays allié et le meilleur moyen était de tourner la page le plus rapidement possible. Cela favorisa certainement la montée d'un révisionnisme japonais sur les crimes de guerre commis par le Japon.

Tout comme le Tribunal de Nuremberg, le tribunal de Tōkyō fut très politique. Mais il permit de juger des criminels. Ces deux tribunaux participèrent à l'effort pour l'établissement d'une justice internationale pénale
Par Cerra Stephan ,Tang David ,Yalcin Sevket

SOURCES

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